En bref
- Le surpresseur génère la pression nécessaire au fonctionnement des robots hydrauliques
- La puissance varie de 0,75 à 1,5 CV selon la taille de la piscine et la distance du local technique
- L’installation se fait dans le local technique, entre le filtre et la prise balai
- Les marques principales incluent Pentair Boost Rite, ESPA, DAB et Hayward
- Le prix d’un surpresseur oscille entre 180 et 450 euros selon les caractéristiques
Fonctionnement et utilité du surpresseur
Un surpresseur de piscine fonctionne comme une pompe dédiée exclusivement au robot de nettoyage. Il aspire l’eau propre en sortie du système de filtration et la refoule sous haute pression vers la prise balai où se connecte le robot. Cette pression constante permet au robot de se déplacer rapidement dans la piscine tout en aspirant les débris.
La différence avec une pompe de filtration réside dans leur fonction respective. La pompe de filtration privilégie le débit pour faire circuler l’eau dans le circuit, tandis que le surpresseur privilégie la pression pour actionner le robot. Sans surpresseur, un robot hydraulique reste immobile et ne peut assurer le nettoyage de la piscine.
Le surpresseur transforme la prise balai en prise de refoulement. L’eau sous pression alimente les mécanismes internes du robot qui génèrent les mouvements de déplacement et d’aspiration. Cette configuration permet un nettoyage automatique sans intervention manuelle.
Choisir la puissance adaptée
La puissance du surpresseur se mesure en chevaux vapeur et dépend de plusieurs facteurs. Pour une petite piscine résidentielle, un surpresseur de 0,75 à 1 CV suffit généralement. Les piscines de taille moyenne nécessitent une puissance de 1 à 1,5 CV. Les grandes piscines ou les installations commerciales requièrent 2 CV ou plus.
La distance entre le local technique et la prise balai influence directement le choix de la puissance. Pour une distance inférieure à 7 mètres, 1 CV convient parfaitement. Au-delà de 7 mètres, il vaut mieux opter pour un surpresseur de 1,2 ou 1,5 CV pour compenser les pertes de charge dans les canalisations.
Le type de robot utilisé détermine aussi les besoins en pression. Les robots Polaris nécessitent une pression spécifique que seul un surpresseur compatible peut fournir. Il est recommandé de vérifier la compatibilité entre le surpresseur et le robot avant l’achat.
Installation dans le local technique
L’installation d’un surpresseur nécessite une préparation minutieuse du circuit hydraulique. Le surpresseur se place idéalement dans le local technique, après le filtre de la piscine et avant la prise balai. Cette position permet d’aspirer l’eau déjà filtrée et de la refouler proprement vers le robot.
Le raccordement hydraulique utilise des tuyaux résistants à la haute pression. Les tuyaux PVC souples classiques doivent être remplacés par du polyéthylène ou du PVC rigide supportant 10 à 16 bars de pression. Deux tés PVC permettent de raccorder le surpresseur au circuit principal sans perturber la filtration normale.
L’installation de vannes d’arrêt permet de couper le surpresseur et de réutiliser la prise balai avec la pompe de filtration classique. Cette configuration offre plus de flexibilité pour l’entretien manuel de la piscine.
Raccordement électrique et sécurité
Le raccordement électrique du surpresseur nécessite un coffret électrique dédié avec protection thermique adaptée. La plupart des surpresseurs fonctionnent en monophasé 230V, mais certains modèles puissants utilisent le triphasé 400V. Il est recommandé de faire appel à un électricien qualifié pour cette installation.
Une minuterie programmable permet de régler les plages horaires de fonctionnement du surpresseur. Cette automatisation évite de faire tourner le robot en permanence et optimise la consommation électrique. Les systèmes domotiques modernes intègrent souvent la gestion du surpresseur.
La protection différentielle 30 mA reste obligatoire pour tous les équipements électriques de la piscine. Le surpresseur doit être relié à la terre et protégé par un disjoncteur adapté à sa puissance nominale.
Marques et modèles de référence
Le marché propose plusieurs marques reconnues de surpresseurs de piscine. Pentair Boost Rite figure parmi les références avec des modèles de 1 à 1,5 CV en version monophasé. Ces surpresseurs compatibles avec les robots Polaris offrent une fiabilité éprouvée.
ESPA propose la gamme Multipool et Pool avec des surpresseurs de 0,75 à 1,5 CV. Ces modèles se distinguent par leur robustesse et leur compatibilité avec différents types de robots. La marque DAB commercialise les séries Eurocom et Jetcom, réputées pour leur longévité.
Hayward, SwimExpert et Astral complètent l’offre avec des surpresseurs adaptés à tous les budgets. Les modèles d’entrée de gamme démarrent autour de 180 euros, tandis que les surpresseurs haut de gamme atteignent 450 euros.
Entretien et maintenance
L’entretien du surpresseur reste simple mais nécessaire pour garantir sa longévité. Il faut vérifier régulièrement l’étanchéité des raccords et resserrer les colliers de serrage si nécessaire. Les fuites d’eau réduisent la pression et diminuent les performances du robot.
Le nettoyage du préfiltre s’effectue selon la fréquence d’utilisation du robot. Un préfiltre encrassé réduit le débit d’aspiration et force le surpresseur à travailler davantage. Cette surcharge peut provoquer une usure prématurée du moteur.
La vidange hivernale protège le surpresseur du gel. Il suffit de dévisser les bouchons de purge et de laisser l’eau s’évacuer complètement. Cette opération simple évite les dégâts causés par l’expansion de l’eau gelée dans les circuits internes.
Coût et budget à prévoir
Le prix d’un surpresseur varie selon la puissance, la marque et les fonctionnalités. Les modèles de 0,75 CV démarrent autour de 180 euros, tandis que les versions 1,5 CV atteignent 450 euros. Il faut ajouter le coût des accessoires comme les tuyaux haute pression, les raccords et les vannes.
L’installation par un professionnel représente un surcoût de 200 à 400 euros selon la complexité du raccordement. Cette dépense se justifie par la garantie d’une installation conforme aux normes de sécurité électrique et hydraulique.
La consommation électrique d’un surpresseur de 1 CV représente environ 750 watts par heure de fonctionnement. Pour un usage de 2 heures par jour pendant 6 mois, le coût électrique annuel avoisine 80 euros au tarif réglementé.
FAQ
Peut-on utiliser un robot sans surpresseur ?
Non, les robots hydrauliques à surpression nécessitent impérativement un surpresseur pour fonctionner. Seuls les robots électriques autonomes et les robots hydrauliques à aspiration peuvent se passer de surpresseur.
Quelle est la durée de vie d’un surpresseur de piscine ?
Un surpresseur bien entretenu dure généralement entre 8 et 12 ans. La qualité de l’eau, la fréquence d’utilisation et l’entretien régulier influencent directement sa longévité.
Le surpresseur peut-il fonctionner en permanence ?
Il est déconseillé de faire fonctionner le surpresseur en continu. Une utilisation de 2 à 4 heures par jour suffit pour maintenir la propreté de la piscine tout en préservant la durée de vie de l’équipement.
Comment réduire le bruit du surpresseur ?
L’installation sur des plots anti-vibrations et l’isolation phonique du local technique réduisent significativement le bruit. Il faut aussi vérifier que les fixations sont bien serrées et que le surpresseur ne touche aucune paroi.