En bref
- Les algues moutarde forment une poussière jaune volatile qui se redépose rapidement au fond de la piscine
- Ces algues proviennent du Sahara et sont transportées par le vent dans certaines régions
- Le traitement nécessite un algicide spécifique combiné à un traitement choc au chlore
- La prévention passe par un nettoyage régulier et des traitements préventifs dans les zones exposées
Reconnaître la présence d’algues moutarde
Une algue moutarde se distingue facilement des autres types d’algues par ses caractéristiques particulières. Cette fine poudre jaune se dépose principalement sur le fond du bassin et les parois de la piscine. Au moindre mouvement de l’eau, que ce soit par les baigneurs ou le robot de nettoyage, des algues se dispersent en nuage puis se redéposent une fois l’eau redevenue calme.
La moutarde dans l’eau ressemble souvent à du sable jaune foncé, ce qui peut prêter à confusion. Contrairement aux algues vertes qui adhèrent aux surfaces, les algues moutarde restent volatiles et difficiles à aspirer. Cette particularité constitue le principal indice pour identifier leur présence dans le bassin.
Origine et conditions de développement
Des algues dans la piscine de type moutarde proviennent principalement du Sahara. Le vent transporte des grains de sable contenant des germes d’algues qui se déposent sur les sols, les voitures et les bassins. Ces germes trouvent dans l’eau de la piscine les conditions idéales pour se développer rapidement.
Le phénomène touche particulièrement les régions exposées aux vents du sud. L’eau de la piscine devient alors un terrain propice au développement de ces algues résistantes. Les zones peu éclairées du bassin favorisent leur multiplication.
Protocole de traitement curatif
Préparation du bassin
Le traitement des algues moutardes débute par un brossage minutieux. Il est nécessaire de brosser soigneusement les parois, le fond de la piscine, les skimmers, les projecteurs et tous les équipements immergés. Cette étape permet de décoller la moutarde dans l’eau et de la mettre en suspension.
Avant d’appliquer un traitement, il est recommandé de vérifier et d’ajuster le pH entre 7,0 et 7,4. Cette plage optimale garantit une efficacité maximale des produits de traitement. Le nettoyage du filtre s’impose également avant de commencer le traitement curatif.
Application du traitement spécifique
Un traitement curatif des algues moutardes requiert un algicide spécialement formulé pour ce type d’algues. Les produits classiques restent inefficaces face à leur résistance. Le dosage habituel s’établit à 50 grammes de produit par 10 mètres cubes d’eau du bassin.
Dans l’heure qui suit l’application de l’algicide, un traitement au chlore choc renforce l’action. L’hypochlorite de calcium, dosé à 150 grammes par 10 mètres cubes, oxyde et détruit les germes d’algues. La filtration doit fonctionner en continu pendant 24 à 48 heures après le traitement.
Floculation et aspiration
Le traitement de l’eau trouble consécutif au traitement nécessite souvent l’ajout d’un floculant. Ce produit agglomère les particules fines d’algues mortes pour faciliter leur élimination. Après 24 heures d’arrêt de filtration, les dépôts se concentrent au fond du bassin.
L’aspiration des résidus s’effectue avec un balai aspirateur en position évacuation directe à l’égout. Cette méthode évite de faire repasser les algues mortes par le filtre. Un nettoyage complet du système de filtration clôture le traitement.
Nettoyage des équipements et accessoires
Le traitement des algues moutardes ne se limite pas au bassin. Tous les objets ayant été en contact avec l’eau contaminée nécessitent un nettoyage approfondi. Les jouets, matelas gonflables, équipements de nettoyage et mobilier de piscine peuvent héberger des germes d’algues.
Le robot de piscine, les balais et tous les accessoires de nettoyage demandent une désinfection particulière. Cette précaution évite une recontamination rapide du bassin après le traitement. Les abris et volets roulants nécessitent également un nettoyage minutieux.
Prévention et entretien régulier
La prévention des algues dans la piscine passe par un entretien régulier et adapté. Dans les régions exposées aux vents du sud, un traitement préventif deux fois par saison limite les risques d’apparition. Ces traitements préventifs utilisent les mêmes produits que les traitements curatifs mais à doses réduites.
Le maintien d’un équilibre chimique correct de l’eau constitue la base de la prévention. Un pH stable entre 7,0 et 7,4, associé à un taux de désinfectant approprié, limite le développement des algues. L’utilisation des algicides en prévention renforce cette protection.
Surveillance et maintenance du système de filtration
Un filtre à sable performant joue un rôle central dans la prévention des algues moutarde. Le nettoyage régulier du filtre, par lavage à contre-courant ou remplacement des cartouches, maintient son efficacité. La durée de filtration doit s’adapter à la température de l’eau et à la fréquentation du bassin.
La surveillance régulière de l’eau permet de détecter rapidement toute anomalie. Les premiers signes d’apparition d’algues moutarde nécessitent une intervention immédiate pour éviter leur prolifération dans l’ensemble du bassin.
FAQ
Combien de temps faut-il pour éliminer complètement les algues moutarde ?
Le traitement curatif des algues moutardes nécessite généralement 48 à 72 heures. La filtration continue pendant cette période permet d’éliminer progressivement tous les résidus. Une seconde application peut s’avérer nécessaire en cas d’infestation importante.
Peut-on se baigner pendant le traitement contre les algues moutarde ?
Il est recommandé d’attendre la fin complète du traitement avant de reprendre la baignade. Les produits utilisés nécessitent un temps de contact suffisant pour une efficacité optimale. Le retour à des valeurs normales de chlore libre autorise la reprise des activités aquatiques.
Les algues moutarde peuvent-elles réapparaître après traitement ?
Une réapparition reste possible si le nettoyage des équipements n’a pas été complet ou en cas de nouvelle contamination par le vent. La prévention par des traitements réguliers dans les zones exposées limite considérablement ce risque de récidive.