Le test de l’eau affiche une couleur alarmante, et des invités sont attendus dans l’heure. Rassurez-vous : un excès de chlore se corrige presque toujours facilement. Encore faut-il agir dans le bon ordre, et selon le temps que vous avez devant vous.
D’abord, vérifiez que c’est vraiment un excès
Avant tout, mesurez le chlore libre avec une bandelette ou un testeur. La bonne fourchette se situe entre 1 et 3 mg/L.
Au-delà de 3 mg/L, la baignade est déconseillée. Attention à une confusion fréquente : une forte odeur de chlore n’est pas toujours le signe d’un excès. Elle trahit le plus souvent des chloramines, donc parfois un manque de chlore actif.
Seule la mesure tranche. À noter aussi, un taux trop élevé fait baisser le pH et rend l’eau acide, agressive pour le liner et les équipements.
Le premier réflexe : couper la source
Cela peut sembler évident, mais surtout, n’ajoutez plus de chlore. Retirez les galets du skimmer, sortez le diffuseur flottant de l’eau, et si votre bassin est au sel, éteignez ou réduisez l’électrolyseur. Tant que le taux est trop haut, tout apport supplémentaire ne fait qu’aggraver le problème.
Pressé ? La méthode express
Si la baignade est prévue dans la journée, deux solutions agissent vite.
- Le neutralisant chimique d’abord : le thiosulfate de sodium fait baisser le taux en une à trois heures. Le dosage exact dépend du produit, suivez donc scrupuleusement les indications de l’emballage. La règle d’or : calculez pour votre volume, versez la moitié de la dose, laissez filtrer, testez, puis complétez seulement si besoin. Ne descendez jamais à zéro, sous peine de laisser l’eau sans désinfectant.
- La vidange partielle ensuite : remplacez 20 à 30 % de l’eau par de l’eau neuve du réseau. C’est la solution la plus sûre pour un fort surdosage, au-delà de 5 mg/L, ou quand l’eau est saturée en stabilisant, au-dessus de 75 mg/L. Rééquilibrez ensuite.
Pas pressé ? Laissez le soleil faire le travail, gratuitement
Si vous avez un jour ou deux devant vous, la nature s’en charge sans rien dépenser. Les rayons UV dégradent naturellement le chlore libre. Retirez la bâche, laissez la filtration tourner en continu, et le taux chute fortement en quelques heures de plein soleil, comptez 24 à 48 heures pour un excès modéré. Un chlore stabilisé résistera un peu plus longtemps.
Quand pouvez-vous vous rebaigner ?
Ne vous fiez ni à l’œil ni au nez : mesurez. La baignade peut reprendre une fois le chlore libre revenu entre 1 et 3 mg/L, idéalement sous 1,5 mg/L pour les enfants et les peaux sensibles.
Profitez-en pour vérifier le pH, qui doit se situer entre 7,2 et 7,4. Un dernier test avant de se mettre à l’eau vous évite toute mauvaise surprise.
La meilleure parade reste la prévention : un contrôle deux à trois fois par semaine en pleine saison et un dosage adapté au volume de votre bassin. Pour les distraits, un régulateur automatique diffuse la juste dose et supprime les à-coups.